
Source : Le Journal de Montréal - Les femmes cadres à la Ville de Montréal ont l'impression de gagner moins cher que leurs collègues masculins.
«Les femmes plafonnent plus, elles ont moins accès aux postes supérieurs et il y a des femmes cadres qui ont le sentiment de ne pas être payées autant que les hommes», constate Nicole Boily, présidente du Conseil des Montréalaises.
C'est ce que révèle une étude sur l'ascension professionnelle des femmes cadres à la Ville de Montréal rendue publique hier.
Les écarts de salaire entre les sexes sont plus répandus parmi les postes supérieurs, où la rémunération se négocie à la pièce. «Les femmes sont moins portées à vouloir discuter de salaire que les hommes», explique Mme Boily.
Les femmes peinent d'ailleurs encore à accéder à des postes de direction à la Ville. La conciliation travail-famille et la persistance des préjugés voulant que les femmes soient moins compétentes et plus émotives que les hommes sont les principaux obstacles, indique Mme Boily.
[ 30-05-2008 ]