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Source : Le Journal de Montréal - L’économie sociale n’est plus marginale. Avec des revenus de 2 milliards de dollars et 60 000 emplois directs, elle constitue maintenant une part importante de l’économie de la région de Montréal.
Les entreprises et organismes de ce secteur se démarquent par leur dimension sociale, qui joue souvent un rôle aussi important que le volet économique. Près de 80 % sont des organisations sans but lucratif, le reste étant constitué de coopératives. L’âge moyen des établissements est de 19 ans.
Ces chiffres excluent les employeurs du monde coopératif que sont Desjardins et la Coop fédérée, sans quoi on aurait parlé de plus de 66 000 emplois. On ne compte pas non plus les milliers de bénévoles qui alimentent le secteur.
Les femmes occupent une place de choix avec 66 % des postes à temps plein et 59 % de tous les emplois rémunérés.
Subventionné à 49 %
Les revenus des entreprises d’économie sociale proviennent à 51 % de sources privées contre 49 % de sources publiques. En ordre d’importance de revenus générés, c’est le secteur de la santé et des services sociaux qui est en tête de liste avec 35 %. Suivent les services (22 %), les arts, la culture et la communication (13 %), puis les loisirs, le tourisme et la restauration (13 %).
Ces chiffres ont été rendus publics hier lors du dévoilement du Portrait statistique de l’économie sociale de Montréal par la Conférence régionale des élus et la Chaire de recherche du Canada en économie sociale de l’UQAM.
[ 21-10-2008 ]